mardi 26 mai 2015

DE QUOI SERA FAIT DEMAIN



Il pleut dans sa mémoire
Quelques larmes de sang,
Versées pour des amours,
Objet de ses tourments,
Et des perles égrainées,
Sous le rythme du temps.

Les roses de sa mémoire,
Du rouge virent au blanc,
Qu’en est-il de sa vie
Dont rêves volent au vent ?
Elle songe, elle espère.

Le soleil de septembre
Se couche sur ses peines,
Se pourrait-il qu’un jour,
Espoir, enfin revienne ?

Elle qui a tout donné,
De sa vie, de son être,
A cet instant précis, elle pleure.
De ses beaux souvenirs,
Elle garde le meilleur,
Elle les emprisonne,
Tout au fond de son cœur.

Son corps est amoindri
Par trop de lassitude,
Mais de ces ressentis,
Elle en prend habitude.

Elle songe, elle espère,
De quoi sera fait demain ?

Marie PREVOST

mardi 12 mai 2015

AMOUR INTERDIT




Toi tu parles de lui,
Comme si c’était un ange,
Mais tu ne le connais pas
Et rien ne te dérange,
Tu es pourtant si jeune,
Ouvre un peu tes grands yeux,
Pour l’enfant que tu es,
Il est déjà trop vieux.

Tu ne m’écoutes pas,
Ou ne veux point comprendre,
Je te mets juste en garde,
Evite de te méprendre.

Je vois ton beau sourire
Qui tout à coup chavire,
Tu sais, ces choses là,
Je me dois de les dire.

Regarde près de toi,
Il y a jeunes garçons
Qui eux sont de ton âge,
Je te demande, pardon,
Pour que ton cœur si sage,
Ne saigne pour de bon,
Ecoute un peu ma voix,
Elle est voix de raison.



Je revois mes quinze ans,
Et j’étais comme toi,
Mon cœur se mit à fondre,
Pour un homme, tu vois,
J’en ai versé des larmes,
Qu’il ne méritait pas,
Jusqu’à perdre sommeil,
Répandant mes émois.

Pour que ta vie soit belle,
Regarde un peu, là-bas,
Tout près de la fontaine,
Jeune amoureux, crois-moi,
N’attend qu’un seul regard,
De toi, une promesse,
Pour que soudain pour
Toi, douleur passe à l’ivresse.

Marie



jeudi 7 mai 2015

LA DIFFERENCE


Comment dire je t’aime quand on est différent
Comment dire je t’aime alors que l’on attend
Que l’autre enfin daigne se donner la peine
De comprendre, de comprendre…
Comment dire je t’aime à cette créature
Qui est le reflet même de sa seule blessure
Enfouit au fond d’elle comme une plaie béante
Comment lui dire, comment lui dire…
Comment lui avouer cet amour imparfait
Que tant d’autres renient comme une maladie
Et qui après tout n’est qu’un amour innocent
Alors elle attend, elle attend…
Ce bonheur compliqué est-il autorisé
A-t-elle au moins le droit, le droit de l’espérer.
Non ne la jugez pas, elle aime un point c’est tout
Elle se tourne vers elle, c’est son choix elle s’en fout.
Elle a le coeur qui saigne de garder le silence,
Tant de mots se bousculent, elle craint déjà l’absence,
Pourquoi se résigner et la force lui manque
Elle aspire au bonheur, à la chance.

Elle lui a dit je t’aime, et cette différence,
L’autre ressent la même et c’est la délivrance,
Elles se prennent la main, elles sourient au destin
Vivre mieux, vivre bien…
C’est une histoire d’Amour une histoire banale
De deux filles qui s’aiment les yeux remplis d’étoiles
Le regard des autres est déjà oublié
Elles se sont dits je t’aime et c’est leur destinée.

Marie

mercredi 29 avril 2015

LE MONDE SOURIT


Il fait soleil aujourd’hui,

Le jour se lève après la nuit,

Par la fenêtre Cafard s’envole,

Les enfants partent pour l’école.

Ils entonnent une mélodie,

Qui résonne et chasse la pluie,

Quand il fait beau, le Monde sourit.

Les mésanges préparent leur nid,

Dame tourterelle roucoule,

Quand il fait beau le Monde sourit,

Il fait si beau aujourd’hui.


Les feuilles doucement frissonnent,

Sous une brise un peu folle,

Il fait soleil aujourd’hui,

Quand il fait beau le Monde sourit.

Cafard a perdu son chemin,

Ne reviendra pas ce matin,

L’orage gronde pourtant au loin,

Mais ici le soleil revient.


Les péniches sur la Seine passent,

Devant les filles qui se prélassent,

Sur les quais, là au fil de l’eau,

Elles admirent Jolis bateaux.

Cafard s’est désormais enfui,

Ne reviendra plus aujourd’hui,

La joie règne enfin dans les cœurs,

Faut pas que le Soleil se meure.
Marie




vendredi 17 avril 2015

LE LIVRE DE LA VIE





La page s’est ouverte,

Sur une belle histoire,

Un jour, un jour peut-être,

Sûrement sans le savoir,

S’approchera de l’autre,

Sans même savoir pourquoi,

Dans un frisson d’amour,

Des mots balbutiera.


Dans ses bras serrera

La femme aux grands yeux noirs,

L’aidera à comprendre,

Ce qu’est fait du hasard.


Ils marcheront ensemble,

Sur un tapis de mousse,

Qui fleurira en douce,

Des fleurs de l’amour.


Ils se diront « je t’aime »,

Sans même savoir pourquoi,

Ainsi est le mystère,

Quand l’Amour devient Roi.


Ils franchiront confiant,

Barrières et conflits,

Graviront des montages,

Jusqu’au bout de la vie,

Jusqu’à ce que se referme,

 La page de l’oubli.
Marie

lundi 30 mars 2015

NOS SOUVENIRS


NOS SOUVENIRS

On a tellement de souvenirs,
Toi et moi depuis si  longtemps,
La vie passe comme un soupir,
On a tellement de souvenirs.

C’est comme si on avait vingt ans,
On n’a pas vu passer les ans,
Tant de feuilles déjà sont tombées,
On ne les voit pas s’accumuler.

On a tellement de souvenirs,
Toi et moi depuis si  longtemps,
La vie passe comme un soupir,
On a tellement de souvenirs.

On s’aime toujours comme avant,
On n’a pas vu passer le temps,
Nos sourires sont toujours les mêmes,
Pourtant on a changé, quand même.

Tu me vois toujours aussi belle,
Je te vois toujours aussi beau,
On a tellement de souvenirs,
C’est vrai, on ne s’est pas vus grandir.

On a tellement de souvenirs,
Toi et moi depuis si  longtemps,
La vie passe comme un soupir,
On a tellement de souvenirs.

Mais après tout quelle importance,
On aura pris un peu d’avance,
Dans tes bras, je viens me blottir,
Viens, raconte-moi nos souvenirs.

Marie PREVOST



mardi 17 mars 2015

REVOIR MON PERE





Je  voudrais partir dans les cieux, ainsi m’envoler de mon mieux,
Ouvrir les portes du paradis, pousser les fenêtres de l’envie.
J’aimerais le trouver enfin parmi tous ces gens, ces défunts,
Je voudrais entendre sa voix, toucher ses mains, prendre la voie
J’aimerais juste,  te revoir Papa,

J’aimerais passer la stratosphère, me diriger vers ta lumière,
T’apercevoir, te regarder et de mes doigts pouvoir toucher
Tes mains, ton visage, tes cheveux, admirer ton regard trop bleu,
J’aimerais encore te parler et me trouver à tes côtés,
J’aimerais juste, te revoir Papa,

J’aimerais tout auprès de toi, sentir la chaleur de tes bras,
Encore te parler de ma vie, de mes erreurs, de mes ennuis
Et tout comme quand tu étais là, me sentir bien auprès de toi.
Toi qui savais si bien comprendre, même mon cœur tu savais l’entendre,
J’aimerais juste, te revoir Papa.

Mais mes ailes sont trop petites et le sol non jamais ne quitte,
J’ai  beau crier, tendre les bras, mes jambes restent sur le sol froid.
Je regarde vers l’infini, non pas un mot, non pas un bruit,
Que des nuages et le ciel bleu, quelques gouttes dans le caniveau.
Je n’avais en tête qu’un seul rêve, juste un instant, très éphémère,
Celui de :   Revoir mon Père…


Marie PREVOST 

mardi 10 mars 2015

SENSATIONS


C’est une fleur fanée,
Qui se meurt à mes pieds,
C’est un croissant de Lune,
Qui éclaire mon passé,
C’est une friandise,
Qui se fond dans ma bouche,
C’est un désert brûlant,
Qui pique et qui me touche.

C’est un vol d’hirondelles,
Qui s’en va vers l’automne,
C’est une pluie d’orage,
Qui me mouille et m’étonne,
C’est une libellule
Qui sur ma peau se pose,
C’est un trait de mon âme,
Qui se métamorphose.

C’est un soleil brûlant,
Le matin qui m’éveille,
C’est une goutte d’eau,
Qui coule sur ma peau,
C’est un jardin de fleurs,
Délivrant ses arômes,
C’est le baiser brûlant

Doux souvenir d’un homme.

Marie PREVOST

vendredi 6 mars 2015

SANS TOI MAMIE



Empreinte indélébile,
Elle a marqué ma  vie,
J’entends dans ma mémoire
Sa voix qui retentit.

Je ne t’ai pas perdue,
Tu vis toujours, Mamie.
Dans un coin de ma tête,
Même les jours de pluie.

Non je ne suis pas triste,
J’ai trop d’amour pour toi,
Toi Maman de mon Père,
Tu règnes au fond de moi.

J’ai appris tant de choses,
Chanté tes mélodies,
Mais quand tu te fâchais,
Je n’ai pas toujours compris.

Il est vrai que l’enfant,
Que je fus en ce temps,
N’était pas si facile,
Mais tu m’aimais tellement.

Dans un coin de ma tête,
Se rangent mes souvenirs,
Ils vibrent tels poèmes,
Jusqu’à n’en plus finir.

J’ai là, devant mes yeux,
Une photographie,
Je me souviens de toi,
Tu étais si jolie.

Ton parfum est ancré,
En moi et pour toujours,
Je t’aime trop Mamie,
Je te voue tant d’amour.

Blottie dans les nuages,
Je t’imagine encore,
Comme quand j’étais petite,
Avec tes cheveux d’or.

Tu étais bien trop jeune,
Pour t’envoler là-haut, 
Tu me manques tellement,
J’aimerais sentir ta peau.

Dans cette chambre vide,
Je pense à toi Mamie,
Mes baisers de velours,
S’envolent vers l’infini.

Il est vrai que jadis
 Ma colère fut grande,
Mais avec les années,
J’ai appris à comprendre.

J’ai pour consolation,
L’image de toi Mamie,
Toujours aussi jolie,
Et pour toute ma vie.


Marie Prevost









jeudi 12 février 2015

Chers lecteurs,

Si vous souhaitez faire l'acquisition de mon Ouvrage "VOYAGE EN POESIE" n'hésitez pas à vous connecter sur le site de mon Editeur EDITIONS CLAUBERT, version papier et numérique. Vous pouvez également me contacter via le formulaire du blog.
J'indique, à toutes fins utiles, que mon prochain Recueil est en cours de publication. Je ne manquerai pas de préciser, le moment venu, sur ce même blog, son titre et sa date de parution.

Avec tous mes remerciements pour votre fidélité qui m'encourage à persévérer, croyez, Chers Lecteurs, en mes sentiments les plus poétiques.

Marie

LA FEMME PORTE PLUME


Elle décrit ses émotions,
Comme chargée d’une mission,
Nous dévoilant ainsi des mots,
Qui s’écoulent au fil de l’eau.

Pour elle, en guise de bannière,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle brandit sa plus arme,
Son porte plume.

A l’encre de ses souvenirs,
Elle débite des  mots magiques,
Qui ensorcellent jour après jour,
Ses rêves traînant alentours.

Pour elle, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle maintient à bout de doigts,
Son porte plume.

Aucun de ses amours passés,
Comme feuille morte, ne sera froissé,
Pour eux, ainsi appropriés,
Les mots seront alors jetés.

Pour elle, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge  ou Clair de lune,
Elle préserve près de son cœur,
Son porte plume.

Seule, dans cette chambre vide,
Sa tête subitement se vide,
De phrases et de pensées nouvelles,
Qui doucement s’empreignent d’elle.

Alors, en guise de drapeau,
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle brandit son seul allié,
Son porte plume.

Quand son cœur, tout à coup prend froid,
Quand les larmes, sur sa joue se meurent,
La plume se rappelle à elle,
Et dans l’obscurité, s’ réveille.

Alors, se bousculent les mots
Sous Soleil rouge ou Clair de lune,
Elle perdrait toute fortune,
Sans porte plume.

Marie 12.02.2015
                                                                               

TENDRESSE

Reviennent à mon coeur Les souvenirs d’antan Quand tu étais petit Quand tu étais enfant.   Tu t’accrochais à moi Disai s  « maman » tout bas...