Marie-Hélène Coppa
LE COVID NE FAIT PAS LE PRINTEMPS
NOUVELLE
(Il ne faudra jamais oublier)
Nous sommes au tout début de l’an 2020. Les vœux de bonne et heureuse année ont explosé sur toute la planète. Nous nous embrassons tous, c’est la fête.
« Bonne et heureuse année et surtout bonne santé »… oui bonne santé !
Nous étions tous très loin d’imaginer ce qui nous attendait.
En effet, quelque temps plus tard, une information nous parvenait de Chine, un virus inconnu y ferait des ravages.
Alors on a tous pensé : « La Chine c’est loin et nous ne risquons rien », et pourtant…
Contre toute attente cette cochonnerie de virus parvint à s’infiltrer au-delà des frontières et gagna du terrain. L’Italie, et plus particulièrement la Lombardie fut attaquée de pleins fouets par celui qui a été baptisé le « coronavirus ». Un mot inconnu jusqu’alors mais qui hélas nous deviendrait bientôt familier. Les italiens atteints par ce virus tombèrent comme des mouches, les hôpitaux débordés ne pouvaient plus faire face au nombre sans cesse croissant de personnes hospitalisées. Ce fut l’hécatombe et personne n’y pouvait rien. Les malades subirent le fléau sans pouvoir se défendre et moururent tous les uns après les autres, laissant le corps médical désarmé. Cela paraît irréel qu’à notre époque, une telle catastrophe puisse se produire.
Pourtant dans les villes et villages de France la vie suivait son cours comme si de rien n’était. Dans les transports en commun les gens continuaient de s’agglutiner et se serrer les uns contre les autres, dans les métros, les bus. Dans les restaurants et les bars, c’était la cohue.
Les supermarchés étaient bondés et la circulation dense, comme à l’accoutumée.
On pensait encore en France, « ici ça n’arrivera pas », et pourtant…
Nous voici début mars, quelques cas du fameux coronavirus se déclarent dans le pays. Petit à petit la psychose s’installe. Sur les réseaux sociaux les gens commencent à publier des messages inquiétants. Mais que va-t-il se passer ? Malgré tout certains ne se laissent pas impressionner et continuent de sortir, de faire leurs courses et de se réunir en familles ou entre amis. Ils se croient tous à l’abri. Alors le virus frappe encore, et encore. Les cas se multiplient à vitesse grand V. Le Grand-Est est particulièrement touché, puis l’Ile de France et d’autres départements. Celui qui pouvait laisser penser à une simple grippe est en réalité un redoutable prédateur qui s’attaque à l’être humain, vieux, jeune, personne n’est épargné.
Petit à petit tous les pays sont impactés, l’Angleterre, les Etats-Unis (+ de 60 000 victimes à ce jour), l’Espagne etc. Le virus envahit toute la planète, et sa soif de tuer est intarissable. Tous les plus grands chercheurs ont beau s’acharner à trouver un vaccin, les tests pour l’heure ne donnent rien de concluant.
Lors de son allocution le Président de la République Monsieur Macron parle aux français à la télévision et annonce une phrase terrible : « Mes chers compatriotes, nous sommes en guerre » !!! Notre ennemi : la covid 19.
Afin de minimiser la propagation de « l’occupant », il va falloir confiner toute la population, prenant exemple du même coup sur l’Italie.
Pourquoi ne pas avoir confiné la France plus tôt ? Pourquoi avoir attendu tant de décès pour se résoudre à ordonner le confinement ?
Cela paraît invraisemblable.
Ce mois de mars 2020 va être le début d’une nouvelle ère à laquelle il va falloir s’habituer puisque qu’aucun traitement n’a été trouvé pour sauver les personnes les plus atteintes de ce maudit virus.
Fort heureusement, bon nombre d’entre elles en guériront mais d’autres y laisseront la vie et partiront dans un autre monde dans l’anonymat le plus strict en raison des règles sanitaires drastiques imposées par notre Gouvernement dans ces circonstances particulières.
À longueur de journée on nous annonce le nombre incroyable de décès sur tout le territoire.
Les français sont donc contraints de rester chez eux, ENFIN !
Nous allons devoir vivre autrement.
Depuis le début du confinement, les choses ont bien changé. Il ne nous est plus possible désormais de voir nos enfants, nos parents, nos amis. Les seules sorties autorisées, et encore avec une attestation de déplacement, sont destinées aux achats de première nécessité.
Un seul passager par voiture, et le port d’un masque. Oui mais voilà depuis le début de la pandémie la France est en pénurie de masques ! Ce constat est épouvantable et inadmissible d’autant que si nous voulons nous protéger et protéger les autres, ces masques sont indispensables voire obligatoires afin d’éviter tout risque de contamination. Certains inconscients continuent pourtant de sortir sans, même s’ils ont la chance d’en disposer, ils ne les utilisent pas. La peur du ridicule ? Le ridicule ne tue pas, mais le virus OUI !
Il nous est préconisé de respecter une distance réglementaire de un mètre minimum entre chaque personne afin de ne pas être exposé et ne pas exposer l’autre.
À la télévision les mêmes règles d’hygiène nous sont rappelées en boucles, « lavez vous les mains le plus souvent possible, désinfectez régulièrement les objets qui pourraient être contaminés »,
Nous devenons tous paranoïaques tant nous craignons que le virus ne nous atteigne.
Dans les foyers les habitudes changent également. Chacun se met à cuisiner afin de passer le temps, on fait des gâteaux, on invente des petits plats que l’on prend en photos et que l’on publie sur les réseaux sociaux.
Même les plus piteux cuisiniers ont fait des progrès incroyables. Au moins un point positif !
Pour les plus chanceux qui disposent d’un jardin, les occupations ne manquent pas. D’autres en profitent pour refaire leurs peintures. Des couturières se sont mises à fabriquer des masques pour leur entourage ou par solidarité envers les personnes qui n’en disposent pas.
Les familles et les amis se côtoient désormais par visio conférence et organisent même des apéritifs virtuels. Voici comment fonctionne la vie des français actuellement. Mais ce qui est plus grave encore c’est notre Economie qui part en déconfiture. Tous les petits commerces ont fermé depuis le confinement. Les rues sont désertes. À Paris la capitale n’a jamais été observée dans une telle apparence. Le soir les rues sont totalement désertes. Les écoles sont fermées et les parents se trouvent contraints pour bon nombre d’entre eux, au chômage partiel afin de pouvoir s’occuper des enfants.
Plus de musées, plus de cinémas, plus de manifestations culturelles, plus rien. Vers 20 heures chaque soir, chacun se met à sa fenêtre pour applaudir médecins et soignants qui, au péril de leur propre vie, se dévouent corps et âme afin de sauver le plus de personnes victimes du coronavirus.
Dans les villages, les gens s’entraident. On échange, on donne, on s’intéresse aux autres « est-ce que tu vas bien ? As-tu besoin de quelque chose ? »
Incroyable qu’il faille être impacté par cette pandémie pour que les gens se sentent soudain unis et solidaires. Pourvu que ça dure…
Tout le monde est beau, tout le monde il est gentil !!!
Nous louangeons les caissières, les ramasseurs de poubelles, les facteurs etc, mais qu’en adviendra-t-il quand le virus sera éradiqué ? S’il l’est un jour ! Aurons-nous toujours autant de considération envers toutes ces personnes ?
A voir…
Demain c’est le 1er mai, donc la Fête du muguet, j’espère sincèrement que vous pourrez tous vous en procurer un brin ou vous en faire offrir un malgré les circonstances, et qu’il vous portera particulièrement bonheur pour les mois à venir.
Le 11 mai est annoncé comme la fin du confinement, reprise du travail pour certains, réouverture de certaines écoles, de magasins etc, sous certaines conditions. J’espère juste que chacun restera responsable et continuera d’appliquer les règles sanitaires afin d’éviter que ne réapparaisse à nouveau une nouvelle vague du virus.
Cet ennemi invisible nous guette à chaque coin de rue, alors restons prudents, vigilants et nous finirons bien par gagner grâce à nous tous, mais aussi et surtout grâce à nos chercheurs, médecins et soignants.
Bonne chance !
Je vous souhaite tout le bonheur du monde et surtout prenez soin de vous.
30/04/2020
Suite :
30 juillet 2020 après une courte accalmie, le virus est toujours là, mieux encore de nouveaux foyers se sont déclarés tant en France qu’à l’Etranger. Il fallait s’y attendre en période estivale. Nous sommes désormais dans l’obligation de porter un masque sous peine d’amende : pourquoi ne pas l’avoir exigé plus tôt ? Pourtant dans les grandes villes et sur certaines plages, les gens s’agglutinent et surtout les jeunes qui se croient invincibles (n’importe quoi). Le virus touche désormais une population entre 20 et 40 ans. Certes nous sommes déconfinés mais loin d’être libres car soumis à des règles sanitaires drastiques. Il faut penser à tout, ne pas s’approcher de trop près de son voisin, se désinfecter les mains le plus souvent possible et se cacher derrière son masque pour ne surtout pas être touché par la Covid 19. Cela suffira-t-il à nous protéger ? Mystère.
Les chercheurs testent des vaccins, seront-ils efficaces et à partir de quand seront-ils sur le marché ?
Pour l’heure nul ne peut répondre à ces interrogations.
En attendant, soyons tous extrêmement vigilants face à ce fléau et quoi qu’il en soit « bonnes vacances » et faites le plein d’énergie pour affronter la rentrée.
30/07/2020.
FIN