lundi 20 août 2018

CE SOIR TU NE RENTRERAS PAS


Toi qui détestais la pluie
Ce soir tu ne rentreras pas
Te mettre à l’abri.
Ma douce et belle amie
Pourquoi  es-tu partie ?
Quand je me suis absentée
J’ai refermé la persienne
Sur toi, si j’avais su
Que je ne te reverrais pas.
Le destin en a décidé
Autrement et tu me laisses
Dans le tourment.
Non ce soir tu ne rentreras pas
Ton cœur s’est arrêté
Dans le jardin que tu aimais
Tu y reposes désormais en paix.
Cher petit animal, tu n’étais pas
Toujours facile et je t’ai bien
Souvent grondé toi  mon petit chat
Abandonné.
Je me console de savoir
Que tu as été choyée
Et que tu as partagé avec nous
Ces onze années où tous ces
Souvenirs s’accrochent.
Tu as rejoint au paradis des chats
Notre petite Fripouille partie
Elle aussi bien trop tôt.
Le ciel pleure ce soir
Comme les larmes qui
Coulent sur mon cœur.
Dors ma douce Charlotte
Là-haut dans les nuages
Là où reposent les sages.
Ne m’en veux pas
Je pleure encore,  car ce soir
Malgré la pluie je sais que tu ne rentreras pas.


Marie-Hélène Prévost-Coppa



AMOURS CLANDESTINES


De ses doigts innocents il a touché sa main
La belle en un instant entendit un refrain
Un chant de vérité soudain cœur a touché
L’amour fit son œuvre elle doit l’avouer.

Il caressa sa peau si douce assurément
La courbe de ses hanches si délicatement
De frissons envahie la belle se soumit
Au charme de l’étranger alors elle s’alanguit.

Les draps de satin blanc
Pour toujours  se souviennent
De leurs corps enlacés
Dans cette chambre à Vienne.

De murmures en caresses
Tous deux ont voyagé
Au pays des délices
L’espace d’une nuit d’été.

Puis ils se sont quittés
Sur le quai d’une gare
Qui sait un jour peut-être
Pourront-ils se revoir.

Ainsi est le destin
Des amours passagères
La douce frénésie
Sentiments éphémères.

Ces doux secrets d’alcôve
Des amants clandestins
Se cachent quoiqu’il advienne
Dans les songes de demain.

Marie-Hélène Prévost-Coppa





LA PETITE FILLE SAGE

Elle chante chaque jour Dès le petit matin, La petite fille sage Aux rubans de satin,   Elle parle aux oiseaux, Elle se mire d...