mardi 25 janvier 2022

EMPRISE (hommage aux femmes victimes de violences)

 

Ils se sont aimés, là-bas sur la plage,

Au soleil couchant, Amour naissant.

Elle fut séduite par son regard d’ange,

Son air innocent, petite Solange.

 

Elle était à l’aube de seize printemps,

Frêle  et charmante, encore une enfant.

 

Elle découvrit sous le chant des vagues,

Les premiers frissons d’un corps en voyage.

La belle ingénue alors devint femme,

Hélas sous le joug de l’autre, infâme.

 

Elle était à l’aube de seize printemps,

Frêle  et charmante, encore une enfant.

 

Pourtant  un beau jour, fou de jalousie,

L’homme désarmé frappa dans un cri,

La pauvre petite meurtrie dans sa chair,

S’effondra en larmes, tomba en arrière.

 

Elle était à l’aube de seize printemps,

Frêle  et charmante, encore une enfant.

 

Elle pardonna à son bel amour,

Qu’elle s’était juré d’aimer pour toujours.

Mais jour après jour l’homme toujours plus fort

Cognait, cognait, encore et encore.

 

 

Elle était à l’aube de seize printemps,

Frêle  et charmante, encore une enfant.

 

Quand la malheureuse brisée sous les coups,

Perdue la beauté qui le rendit fou 

Alors il se mit à la détester

La pauvre gamine se mit à pleurer.

 

Elle était à l’aube de seize printemps,

Frêle  et charmante, encore une enfant.

 

Des larmes de sel coulèrent sur ses joues,

Dans cette galère, elle était à bout.

C’est alors qu’enfin, brûlante de fièvre,

La femme battue se mit en colère.

 

Elle prit la fuite seule dans la nuit,

Visage tuméfié, petit corps meurtri.

Les rêves de la belle s’étaient envolés,

Elle ne tomberait plus jamais à ses pieds.

 

Elle était à l’aube de vingt-six Printemps,

Frêle, démolie, désormais Maman.

 

tdr@marie-Hélène Coppa

(extrait de Quand ma plume s'abandonne)

https://www.amazon.fr/Quand-plume-sabandonne-Marie-H%C3%A9l%C3%A8ne-Coppa/dp/2334099945



samedi 15 janvier 2022

PASSION

J’ai tant cueilli de roses au jardin de la vie

Connu tous les mystères que dévoile la nuit

Caressé de ma main le visage du temps

Versé tant de larmes emportées par le vent

J’ai compris tant de choses au hasard du destin

Appris à maîtriser mes rêves et mes chagrins

Entendu tant de phrases qui me faisaient du bien

J’ai dompté le soleil qui me brulait les ailes

Contemplé le miroir qui me voyait si belle

Ecouté l’océan et le chant des mouettes

Enroulé mes cheveux en futiles nouettes

J’ai connu tant de choses et tellement d’émotions.

Mais j’ignorais pourtant ce sentiment étrange

Qui envahit mon cœur et me donne le frisson

Il s’accroche à mon corps et me laisse chavirer

Comme dans un coma  impression de tanguer

Il  envahît mon être me donne le bourdon

Est-ce le fruit de l’amour que l’on nomme passion ?

 

tdr@mh Coppa 




 

lundi 10 janvier 2022

DONNER UN PEU DE SOI

Donner un peu de soi, chacun peut donner un

Peu de soi, pour qui ? Pour quoi ?

Pour un ami, être à son écoute,

L’épauler quand il doute.

Lui consacrer du temps, juste un peu de temps

Perdre quelques minutes de son propre temps

Pour être proche de lui.

Donner un peu de soi, pour un parent,

Même s’il prend de l’âge lui donner un peu

De temps.

Même si ce n’est pas toujours facile et

Que parfois il perd un peu le fil mais

Juste être là, l’écouter, l’aider,

L’accompagner.

Donner un peu de soi, pour un sans logis

Juste quelques secondes de votre vie,

S’intéresser à lui, lui parler, le réconforter

Le réchauffer de vos paroles

Lui tendre la main faire en quelques instants

Avec lui un petit bout de chemin.

Donner un peu de soi, pour un animal,

Un chien, un chat même un oiseau

Lui donner à boire, du lait, de l’eau

Tenter de l’apprivoiser, par des mots

Une caresse ou un baiser.

Donner un peu de soi, à un homme

A une femme, lui accorder confiance

Lui faire des compliments, lui dire

Des mots gentils, doux et charmants

Et pourquoi ne pas tomber amoureux

Lui proposer de vivre à deux ?

C’est cela donner un peu de soi

Pour qui ? Pour l’autre, pour quoi ?

Tout simplement pour exister et

Faire exister l’autre au travers d’un regard,

D’une émotion, d’un frisson.


 

tdr@mh Coppa

 

samedi 8 janvier 2022

LE MERLE

 

La neige ce matin,

A talqué le sol froid,

D’une poudre si blanche,

Qu’elle éblouit mes yeux.

 

Un silence de glace

Envahit le jardin,

Qui change d’apparence,

Sous larmes de satin.

 

Joli bouton de rose,

Déjà s’est racorni,

Hier prêt à éclore,

Tremblotant et transi.

 

Et mon gai Rouge-gorge,

Se serait-il enfui ?

Il n’est plus sur la branche,

Ni même sous le taillis.

 

C’est un Merle moqueur,

Qui saute sur la barrière,

Il semble s’amuser

Des  frasques de l’hiver.

 

Mais moi je ne ris point,

Sacré Dieu, nom d’un chien,

J’y avais cru hier,

Au Printemps qui revient.

 

Me voici ridicule

A vos yeux maintenant,

Suis-je bien ignorante,

D’avoir cru au Printemps !

 

Je m’en vais de ce pas,

Requérir bas de laine,

Et puis tant que j’y suis,

Une paire de mitaines.

 

Non, décidément l’Hiver

Est bien en place,

Et pour le déloger,

Va falloir lui faire face.

 

Je me suis bien trompée,

Et sur toute la ligne,

Voici que Monsieur Merle,

De petits sauts trépigne.

 

On dirait qu’il me nargue,

Je ne le regarde même plus,

Il m’agace après tout,

Ce parfait malotru.

 

Je vous laisse mes amis,

Je suis désespérée,

Je dois cesser d’écrire,

Car mes mains sont gelées.

 

Et demain, je l’espère,

Sera un autre jour !

 

TDP@Marie-hélène Coppa



 

LA PETITE FILLE SAGE

Elle chante chaque jour Dès le petit matin, La petite fille sage Aux rubans de satin,   Elle parle aux oiseaux, Elle se mire d...