vendredi 28 juillet 2023

ADELE

 

C’est en décembre 1991, veille de Noël, qu’arriva dans notre vie un petit animal venu de nulle part, à la personnalité déjà attachante qui devait bouleverser notre vie durant plus de 15 ans.

 

D’où venait-elle, quelle était son histoire, comment s’appelait-elle ? tant de mystères auxquels nous n’avions pas de réponse mais dès ce jour là elle prit le prénom d’ADELE, car sa vie au sein de notre famille commença le jour de la Ste ADELE et je lui dédie ce poème.

 

 

ADELE mon cœur saigne par ce beau jour d’été, pourquoi m’as-tu quittée ?

 

ADELE j’ai tant prononcé ton prénom, ton si joli prénom.

 

Mais tu ne réponds plus.

 

Que la maison est vide, que le silence est lourd.

 

Tu ne seras plus là demain pour m’accueillir quand je rentrerai ?

 

ADELE, ma douce, je souffre, j’ai mal, mes sanglots t’accompagnent, tu ne reviendras plus.

 

ADELE, le  doux cliquetis de tes pas sur le parquet ciré de ma chambre raisonne encore dans ma tête.

 

Je me sens tellement vide, vide de toi, ma douce, ma tendre, ma princesse.

 

Je ferme les yeux et je te revois étendue, endormie dans un sommeil profond,  calme et belle sur ta couverture de laine.

 

Tu m’as donné tant d’amour et je te le rendais bien.

 

Je t’ai choyée, dorlotée comme on berce un enfant.

 

Tu as vécu tant de choses, connu tant de membres de la famille, grandi avec nos enfants, partageant nos joies et nos tourments.

 

Même les petits enfants demandaient de tes nouvelles.

 

Tu étais si petite mais oh ! Combien de place tu prenais dans mon cœur.

 

Tu étais mon bébé, ma douceur.

 

Je me sens déchirée par ton absence

 

S’il existe un paradis des chiens, tu y as sûrement trouvé ta place.

 

Tu m’as rendu heureuse mais hélas trop dépendante de toi.

 

Tous ces souvenirs que tu me laisses : nos promenades chaque matin à la même heure, le même parcours, la même impatience.

 

Tes grignotages à la table familiale.

 

Tu étais si différente des autres, je dirai même  exceptionnelle.

 

Je me souviens de tout, de  tes sourires, oui tu souriais ADELE, en découvrant tes belles quenottes blanches.

 

Tes yeux semblaient  sans cesse me dire « je t’aime.

 

Ces yeux, qui  par la force de l’âge peu à peu se sont ternis mais qui pourtant luttaient encore pour m’apercevoir.

 

Il ne te manquait que la parole pour t’exprimer davantage.

 

Te souviens-tu ADELE quand je peignais ta robe noire, douce comme de l’astracan et que tu faisais la folle tant tu étais heureuse quand je te disais « comme elle belle ADELE »..

 

ADELE, chère ADELE, petite ADELE comment oublier tout cela.

 

Personne, non personne ne peut comprendre et je sais que certains diront « pleurer pour une bête c’est idiot »  pourtant c’est un océan de larmes que je déverse pour toi.

 

Toi qui ne demandais rien, tu as tout donné, le meilleur de toi même, la chaleur de ton cœur.

 

Tu as lutté jusqu’au bout pour  ne pas me quitter, je sais que tu ne voulais pas me faire de peine.

 

Malgré tous mes efforts, l’échéance tant redoutée est arrivée.

 

 Evidemment tu savais ADELE, mais tu souffrais en silence.

 

Tu t’es endormie dans mes bras cajolée par tant d’amour, rassurée, courageuse.

 

Je sais que tu étais heureuse que je reste là tout près de toi, jusqu’au bout.

 

Pardonne-moi pourtant car je me sens  fautive.

 

Je ne supportais plus tes souffrances, mais avais-je le choix, de t’emmener là-bas ?

 

Dors bien ADELE, sois apaisée et comblée de savoir que tu restes avec moi, dans mon cœur et dans mes pensées.

 

Je serre tout contre moi une photo de toi, ton souvenir est plus vivant que jamais.

 

Endors-toi ADELE,

Endors-toi petit être de bonté et d’amour,

Endors-toi, tu l’as bien mérité.

Et si tes cendres jonchent aujourd’hui le jardin des souvenirs, jamais je puis te l’assurer, jamais je ne pourrai t’oublier, je t’aime.

 

tdr@mhc 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

samedi 15 juillet 2023

LA PIANISTE

Elle apparait souliers vernis

Devant un public averti

En avançant à petits pas

Dans les salons de Musica.

 

Sous un tonnerre d’applaudissements

Elle s’assied tout en souriant

Posant ses doigts sur le clavier

La pianiste va commencer.

 

Alors la mélodie soudain

Charme le cœur de chacun

Accompagnée par le violon

L’artiste nous vient du Japon.

 

Dans les salons plus aucun bruit

Juste le son de la mélodie

Magnificence de la  magie

D’un air de Chopin aujourd’hui.

 

Toujours le violon l’accompagne

Elle est pour lui l’unique compagne

Ensemble miraculeusement

Ils forment un duo charmant.

 

Surviennent les derniers accords

Le piano joue encore plus fort

Mais déjà le concert s’arrête

Marquant ainsi fin de la fête.

 

Dans une révérence magistrale

La jeune fille salue la salle

En avançant à petits pas

Dans les salons de Musica.

 

tdr@mhc



 

 

 

 

 

 

L'ENFANT D'UN AUTRE

Il a le même soleil dans les yeux, le même sourire  merveilleux,

La tendresse de son regard, pourtant quelque chose me dit

Qu’il n’est pas né du même lit.

 

Il lui a appris tant de choses et surtout offert tant d’amour

Que cet enfant qui a grandi n’a nul autre père que  lui.

 

L’enfant d’un autre, ne respire et ne voit que par la douceur de

L’homme qui a tendrement corrigé ses erreurs, toujours en lui tenant la main.

 

L’homme qui l’a serré sur son cœur quand il avait mal ou bien peur,

Celui qui l’a accompagné quand il a fait ses premiers pas

Et surtout quand pour la première fois,  a prononcé le mot « Papa ».

 

L’enfant d’un autre, ce n’est pas de la reconnaissance, ni même

Une profonde gratitude mais c’est juste l’amour d’un enfant envers

Le père qui l’a aimé.

 

L’homme qui l’a recueilli sans jamais poser de question, celui qui

Tend ses bras vers lui, qui lui apprend ce qu’est la vie et qui l’abrite

Dessous son aile pour le protéger des méchants.

 

Le père c’est celui qui comprend, qui aide et puis qui entreprend

C’est l’homme qui partage tout, les joies, les peines et les tourments.

 

L’enfant d’un autre parfois dérange, et fait l’objet de calomnies

Ce n’est pas normal pour ces gens là d’accepter cette différence.

 

Alors ils se mettent à chuchoter, à vomir des insanités, mais au

Fond comprennent-ils  le sens du verbe AIMER vraiment ?

 

L’enfant d’un autre c’est celui qui contemple le ciel, admirant le vol d’un oiseau

Et qui susurre à son oreille « tu as vu Papa que c’est beau »,

 

L’enfant d’un autre, c’est celui qui tombe à ses pieds en s’écorchant le genou

Et qui en pleurs vient se réfugier tout en s’agrippant  à son cou,

 

L’enfant d’un autre, c’est que de l’amour, de la patience, des sentiments.

 

Pour la mère, comme pour l’enfant, rien n’a plus d’importance  que

D’avoir à ses côtés, le mari et le père qui vous a tout donné.

 

L’enfant d’un autre c’est la fierté quand, à la fin de l’année

Diplôme en poche il vient vers lui pour lui crier « tu vois Papa j’ai gagné ».

 

C’est tout ce que demande un père, rien en retour qu’un peu d’amour,

La réussite et le bonheur pour cet enfant, roi de son cœur.

 

 

TDR@MHC

 

TENDRESSE

Reviennent à mon coeur Les souvenirs d’antan Quand tu étais petit Quand tu étais enfant.   Tu t’accrochais à moi Disai s  « maman » tout bas...