C’était en mars, il faisait
beau,
Quatre heures du matin, c’était tôt.
Et pourtant ce matin là,
Comme chaque jour, elle est
partie.
Sur la route, dans les bois,
elle courait
Elle était bien, elle ne pensait
à rien.
Elle n’avait qu’un léger
chandail sur le dos,
Un short, un petit maillot.
Ses cheveux bruns volaient au
vent,
Elle a laissé en partant un
mari, des enfants.
Depuis plus rien, pas un signe,
pas un bruit
C’est ainsi donc qu’elle est
partie.
Une trace de sang sur les
cailloux,
Une boucle d’oreille, un point
c’est tout.
C’est tout ce qu’on a retrouvé
d’elle
Dans un sentier non loin de chez
elle.
Où est donc passée la
joggeuse ?
Une nouvelle disparition
mystérieuse
Remplit d’effroi la France
entière
Déjà troublée par l’autre affaire.
Je pense à elle, à son époux, à
ses enfants
A l’angoisse que l’on ressent
Quand tout bascule l’espace d’un
instant.
A toutes les femmes qui me
liront
Se sortez plus sans protection.
Ces âmes perdues sont sans
scrupule
Et dans leurs mains la vie
bascule
Ne les laissons plus dévaster ce
que la vie
Nous a donné, la joie, l’amour
et la beauté.
Soyons désormais vigilantes et
armées
pour que plus jamais des vies
soient ainsi brisées….
tdr©Marie-Hélène Coppa
